18.10.2006

en détresse je meurs

En détresse je meurs, mon corps est une non-matière plongé dans l'infini du néant. Je meurs, je souffre et je meurs.

J'ai peur et je ne sais si je pourrai encore souffrir cette vie. Sensibilité à fleur de peau, je suis râpée, en lambeau. Mes bouts de chaire se dispersent dans l'espace et des voraces les mâchent lentement pour survivre à leur vie. Charognardes voraces que me râpent, me raptent.

Je ne suis que le restant de mes aventures, et fatiguée, marquée à vie. A vie .

Trace indélébile; je ne suis plus la même. Je n'ose me retourner sur mon passé. Jeune fille innocente, souriante. Mais que s'est-il passé? Où suis-je passée? Où es- tu Fanny? Perdue, tu t'es laissée quelque part. Au hasard de ta vie, tu t'es perdue dans une ruelle sombre et ton sourire sur un mur est collé, tu ne te souviens plus où tu l'as laissé il est trop tard maintenant pour le récupérer, tu as trop avancé. Dommage jeune fille, tu as voulu goûter la vie et c'est elle qui t'as mangé. Tu ne pensais pas, maintenant tu le sais et tu es seule témoin de ta chute, de ton anéantissement. Néant, tu ne te reconnais pas, le néant est transparent, tu ne le vois pas. 

10.08.2006

jolie petit cul...

Jolie p’tit cul

Jolie p’tit cul dans jean tout moulu

Pull bleu large déposé sur les hanches

Sac élégamment tenu à l’épaule

Cheveux souples sur pull bleu

Belle posture, belle allure

Elle se retourne…

Dommage, l’image s’évapore

Garde ce jolie p’tit cul dans jean tout moulu.

 

Fa, le 27/09/2005

Encremélé

Encremélé

Quelle envolée étrange s’envole des mésanges

Des pages de messages par des biais camouflés

Traversent l’aire en matière ondulée

Des flèches d’or sur le papier sont plantées

Les anges toréadors le soir les ont lancé

La vie ainsi de plumes lentement c’est tracée

Et le poète hume cet aire avarié.

Fa, 10/01/2006.